GHOST EATER ouvre son playtest à tous sur Steam

GHOST EATER se joue en noir et blanc, avec des trames de demi-teintes qui donnent l’impression de traverser une planche de manga. Le jeu vient d’ouvrir les inscriptions à son playtest d’automne sur Steam, après un teaser publié à la mi-septembre. Derrière ce hack and slash à la troisième personne se trouve un développeur installé à Brooklyn, qui travaille sous le nom de studio Greenbullet. La démonstration promet six boss, vingt-quatre types d’ennemis et des arènes mêlant combats scriptés et rencontres tirées au sort. Aucune date de sortie n’est arrêtée.

L’essentiel

Les inscriptions au playtest sont ouvertes depuis la page Steam du jeu, avec un accès accordé par vagues.

Le contenu annoncé comprend six boss, vingt-quatre types d’ennemis et quatre classes d’armes.

Alex Epton développe le jeu depuis Brooklyn sous le nom Greenbullet, et s’édite lui-même.


Ce que GHOST EATER propose dans son playtest

La page Steam du jeu affiche désormais un bouton de demande d’accès, avec la mention habituelle : le développeur préviendra quand il sera prêt à accueillir davantage de participants. Le studio y détaille ce que la version d’essai de GHOST EATER contient déjà, et ce qu’elle laisse de côté. Du côté du contenu, on trouve vingt-quatre types d’ennemis distincts, six boss, une arme principale à combo de cinq coups et trois classes d’armes secondaires à trois coups.

GHOST EATER, une combattante affronte une créature d'encre sur un sol quadrillé
Le rendu en trame de manga de GHOST EATER. Capture officielle Greenbullet

La liste des absences est tout aussi explicite : pas de combos à rallonge sur saisie directionnelle, peu de cinématiques, aucun doublage. GHOST EATER mise donc sur le geste de combat et sur son image plutôt que sur la mise en scène. Les arènes alternent affrontements écrits à l’avance et rencontres générées, ce qui pousse à rejouer les mêmes lieux. GHOST EATER se présente comme une aventure d’action dans un monde de science-fiction dense et interconnecté, avec une histoire à embranchements liée au combat. La fiche insiste sur ce point : les décisions prises pendant les affrontements pèsent sur le déroulement du récit, ce qui est rare dans un jeu bâti autour du combo.


GHOST EATER, le projet d’un développeur seul à Brooklyn

Le site 80.lv suit le projet depuis avril 2024. Amber Rutherford y décrivait un jeu bâti sous Unity, avec Deus Ex et la série NieR comme références assumées. Rita Hou, sur le même site, identifiait Alex Epton comme le développeur, installé à Brooklyn, et racontait en avril 2025 sa méthode : dessiner ses niveaux sur papier avant de les modéliser. Le même article signalait l’arrivée de la parade des projectiles, une addition qui change la façon d’aborder les ennemis à distance. Le studio Greenbullet s’édite lui-même, la fiche Steam portant simplement la mention d’auto-édition.

La couverture presse reste mince pour le reste. Kotaku ne porte qu’une fiche de base de données, sans article. Cette discrétion rappelle celle d’autres projets solos que nous suivons, comme celui décrit dans notre article sur Whispers in the Fog. Le teaser du playtest, publié sur la chaîne de son auteur à la mi-septembre, annonce la fenêtre d’automne qui donne son nom à cette session. Une seconde vidéo, diffusée sur une chaîne de bandes-annonces, montre quelques minutes de combat. Les amateurs de jeux indépendants à forte identité graphique retrouveront la même démarche dans notre article sur Vaewolf.

GHOST EATER, un dialogue en noir et blanc entre deux personnages dessinés
Les dialogues du jeu, dessinés à l’encre. Capture officielle Greenbullet

Un jeu encore loin de sa sortie

La fiche Steam indique une sortie à déterminer, sur Windows uniquement, en anglais seulement pour l’instant. Le classement des jeux non sortis les plus attendus de Steam plaçait GHOST EATER autour du 3 400e rang lundi matin, sur plus de cinq mille titres recensés. Le studio n’a publié aucune annonce sur sa page Steam à ce jour, ce qui explique la discrétion du projet.

Ce playtest de GHOST EATER sert donc surtout à mesurer ce que vaut le combat sur un public plus large que les quelques journalistes spécialisés qui suivent le projet. Pour un développeur seul qui dessine encore ses cartes au crayon, c’est la première confrontation réelle avec des joueurs. Aucune date de fin n’est annoncée pour la session, et le développeur accorde les accès par vagues plutôt que d’ouvrir les portes en grand. Les joueurs intéressés peuvent s’inscrire dès maintenant et attendre leur tour.


Toutes les prochaines sorties et mises à jour sont réunies dans notre calendrier des sorties jeux vidéo, mis à jour à chaque session de la rédaction.