Plus de trois ans après un premier épisode déjà très apprécié des amateurs de FPS rétro, Warhammer 40,000: Boltgun 2 est sorti le 14 octobre 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series. Je l’ai fait tourner sur PC, et je vais être honnête d’entrée : cette suite fait mieux que le premier sur à peu près tout. Il y a davantage de gore, davantage de spectacle et davantage de fun, avec en prime des niveaux qui ne vous perdent plus. Le jeu d’Auroch Digital garde pourtant un vrai défaut, ce chaos visuel qui rend certains combats difficiles à lire. Et sa difficulté, même en mode normal, risque d’en surprendre plus d’un.
L’essentiel
Boltgun 2 dépasse largement le premier épisode, avec plus de gore, plus de spectacle et des niveaux enfin lisibles.
Deux héros très différents, l’Ultramarine Malum Caedo et la Sœur de Bataille Nyra Veyrath, font passer la durée de vie de six heures à plus de vingt.
Le chaos visuel des gros affrontements et une difficulté élevée dès le mode normal sont les deux bémols.
Boltgun 2 fait oublier le premier épisode
Le premier Warhammer 40,000: Boltgun, sorti le 23 mai 2023 chez Focus Entertainment, avait trouvé son public : sur Steam, 89 % des 18 410 avis qu’il a reçus sont positifs au moment où j’écris ces lignes. Le studio britannique Auroch Digital revient avec la même formule, un FPS à l’ancienne plongé dans l’univers très sombre de Warhammer 40,000, et cette fois avec Big Fan Games et Devolver Digital à l’édition. L’histoire de Boltgun 2 reprend directement là où s’arrêtait le premier jeu.
Pour moi, la question de la comparaison se règle vite. Boltgun 2 est une suite largement supérieure au premier épisode, avec davantage de gore, de spectacle et de fun. Ce qui faisait le sel du premier, la vitesse, la brutalité et le plaisir de vider un chargeur dans une foule d’hérétiques, répond toujours présent. Et les principaux défauts de l’époque ont été corrigés, à commencer par des niveaux qui avaient tendance à désorienter.
Auroch Digital n’en a d’ailleurs pas fini avec la licence cette année, puisque le studio sortira aussi Warhammer Survivors, son bullet heaven attendu le 10 novembre. En attendant, Boltgun 2 promet une campagne de plus de 30 niveaux, d’après la présentation publiée par le studio sur Steam fin septembre.
Malum ou Nyra : ma préférence va à la Sœur de Bataille
C’est la grosse nouveauté de Boltgun 2 : vous pouvez incarner deux personnages aux styles de jeu bien distincts. D’un côté, il y a l’Ultramarine Malum Caedo, le Space Marine brutal que les joueurs du premier épisode connaissent déjà. De l’autre, vous trouvez Nyra Veyrath, une Sœur de Bataille beaucoup plus agile, qui joue sur la vitesse et l’esquive.
Chacun arrive avec son arsenal, et il est varié. Malum compte notamment sur un fusil à pompe efficace à courte et moyenne portée, quand Nyra dispose d’une arbalète particulièrement puissante. Je préfère nettement jouer Nyra, parce que sa mobilité et sa capacité à esquiver les attaques rendent les combats plus faciles à gérer. Avec elle, vous vous faufilez entre les tirs ennemis et vous encaissez beaucoup moins de coups.
Ce duo a d’ailleurs été retouché après la démo, à partir des retours des joueurs. Dans l’annonce de lancement publiée sur la page Steam du jeu, Auroch Digital liste les changements : Nyra peut désormais frapper au corps à corps pendant qu’elle recharge son pistolet, la charge de Malum repousse maintenant les ennemis, et le chargeur du pistolet passe de six à huit balles. Le blizzard du monde de glace a aussi été allégé, parce que les joueurs de la démo le trouvaient trop épais.
Les sauts changent tout dans les combats en arène
Le cœur de Boltgun 2, ce sont ses affrontements rapides en arène, et c’est ce que j’ai préféré. Vous enchaînez les tirs, les attaques au corps à corps et les éliminations de hordes d’ennemis, presque sans la moindre pause. Le studio annonce plus de 40 nouveaux ennemis, répartis entre les quatre dieux du Chaos, Nurgle, Tzeentch, Khorne et Slaanesh, ce qui donne des vagues aux profils très différents. Sur certaines planètes, des troupes de l’Imperium viennent même combattre à vos côtés, une première pour la série d’après le studio, qui dit aussi avoir particulièrement soigné ses boss pour qu’ils restent impressionnants à affronter.

Les déplacements sont particulièrement satisfaisants, grâce à des capacités de saut impressionnantes qui poussent à jouer très mobile. Ces sauts permettent de garder de la hauteur au-dessus d’une horde, puis de replonger dans la mêlée au bon moment, et ils donnent aux combats un côté très aérien. C’est ce mélange entre la brutalité des FPS des années 90 et cette liberté de mouvement qui rend Boltgun 2 aussi plaisant à jouer.
Si ce retour des FPS à l’ancienne vous parle, la Zone indé du site en suit d’autres en ce moment, comme Gunmetal Gothic, un jeu de tir rétro coopératif conçu par un seul développeur, ou Cop Bastard et sa chasse aux yakuzas façon années 90.
Les provocations des héros font mouche en plein combat
J’ai un vrai faible pour les répliques des personnages, et surtout pour leurs provocations lancées en plein combat. Elles renforcent l’immersion dans l’univers de Warhammer 40,000, et elles donnent du caractère à Malum comme à Nyra. Dans Boltgun 2, où l’on passe son temps à tirer, ces petites phrases rappellent qui l’on incarne.
La bande-son rock colle bien à l’action. Je regrette quand même que les morceaux manquent de mélodies vraiment mémorables : ils accompagnent les combats, puis ils s’effacent une fois la partie terminée. À noter, le compositeur Mick Gordon, connu pour la musique de DOOM Eternal, signe un morceau invité pour le boss final, comme le détaille l’article de Wargamer consacré à ce morceau.
Des niveaux plus circulaires qui ne vous perdent plus
C’est sur ce point que le progrès me semble le plus net. La conception des niveaux s’est clairement améliorée par rapport au premier jeu, avec des environnements plus circulaires et beaucoup moins désorientants. On comprend mieux où l’on va, et on revient naturellement vers les zones déjà nettoyées sans avoir l’impression de tourner en rond.
J’apprécie aussi de pouvoir débloquer des raccourcis, et d’afficher un point de repère pour retrouver facilement mon objectif. Le studio a même prévu un guide de navigation et une carte automatique, tous deux facultatifs : ceux qui préfèrent se repérer seuls n’ont simplement pas à les activer.

Côté durée, la campagne de Boltgun 2 se termine en six heures environ. Elle se divise toutefois en embranchements, et Auroch Digital prévient qu’il est impossible de tout voir en une seule partie. Entre les deux personnages, les chemins alternatifs et les objets à collectionner, il y a de quoi dépasser les vingt heures de jeu.
Une direction artistique qui mélange sprites 2D et éclairages modernes
Visuellement, Boltgun 2 a une vraie personnalité. La direction artistique est superbe, avec des sprites en 2D, des éclairages dynamiques et des environnements colorés qui donnent beaucoup de caractère aux combats. Le jeu propose en plus différents styles de pixelisation, et il y en a pour tous les goûts. Les mondes visités changent beaucoup d’ambiance, d’une cité-ruche vertigineuse à une jungle de mangroves, en passant par des planètes gelées.
Les effets visuels de Boltgun 2 sont particulièrement réussis, entre les explosions, les gerbes de sang et les démembrements. Le revers de cette générosité, c’est que les affrontements les plus chargés deviennent parfois difficiles à lire. Quand l’écran se remplit d’ennemis, de flammes et de projectiles, la lisibilité en prend un sérieux coup.

Techniquement, en revanche, je n’ai rien à redire sur PC. Sur la configuration utilisée pour ce test, Boltgun 2 tourne en 4K à 120 images par seconde, de façon constante, y compris quand les hordes s’accumulent.
Une difficulté élevée dès le mode normal
Autant le dire tout de suite, Boltgun 2 est un jeu exigeant. La difficulté reste élevée, même en mode normal, et les hordes vous mettent la pression en permanence. Nyra m’a d’ailleurs plu en grande partie pour ça, puisque sa mobilité aide énormément à tenir face à ces vagues. Le mode invincible est toujours là, et il reste bien sympa quand la difficulté devient trop élevée.
Le prix de Boltgun 2, lui, reste raisonnable, avec un tarif de 24,99 € sur Steam. Les premiers joueurs y sont d’ailleurs conquis, puisque les avis étaient classés « très positifs » au lendemain de la sortie, avec 179 évaluations favorables sur 187. Les chasseurs de trophées y trouveront aussi leur compte, avec un platine bien plus appréciable à aller chercher que celui du premier épisode. Le jeu est aussi disponible sur PS5 et Xbox Series X|S, et Auroch Digital annonce une version Switch 2 peu après.
Boltgun 2 corrige les défauts du premier jeu
Au final, Boltgun 2 corrige les principaux défauts de son prédécesseur et propose un très bon boomer shooter. Il est plus gore, plus spectaculaire et mieux construit, et ses deux personnages donnent une vraie raison de relancer la campagne. Le chaos visuel des combats les plus chargés et une difficulté élevée dès le mode normal l’empêchent d’aller plus haut, mais je recommande ce jeu sans hésiter à tous ceux qui ont aimé le premier épisode. Je le conseille absolument aux fans de la licence Warhammer, et pour les autres, c’est un bon moyen d’entrer dans cet univers passionnant. Dans un tout autre genre, notre test de Valor Mortis, un soulslike à la première personne, parlera aussi aux amateurs de jeux indés exigeants.

| Ce qu’on aime | Ce qu’on aime beaucoup moins |
|---|---|
| Une suite largement supérieure au premier épisode, plus gore et plus spectaculaire | Des affrontements les plus chargés parfois difficiles à lire |
| Deux héros aux styles bien distincts, de Malum le brutal à Nyra l’agile | Une bande-son rock sans mélodie vraiment mémorable |
| Des déplacements très satisfaisants, portés par des sauts impressionnants | Une difficulté élevée, même en mode normal |
| Des niveaux plus circulaires, avec raccourcis et point de repère | |
| Une direction artistique superbe, entre sprites 2D et éclairages dynamiques | |
| Des provocations en plein combat qui renforcent l’immersion | |
| Plus de vingt heures de jeu avec les deux héros et les chemins alternatifs | |
| Un mode invincible pour ceux que la difficulté rebute | |
| Plusieurs styles de pixelisation au choix | |
| Ce qui peut vous le faire acheterUn boomer shooter brutal et très mobile, qui corrige les défauts du premier Boltgun | Ce qui peut vous dégoûterUn chaos visuel parfois illisible et une difficulté qui ne pardonne pas |
Pour savoir ce qui arrive dans les semaines qui viennent, le calendrier des sorties de Hitbox liste chaque date avec sa source officielle.
