Silent Hill: Townfall reçoit ses premiers tests

Les premiers tests de Silent Hill: Townfall sont tombés ce lundi matin, trois jours avant la sortie du jeu sur PS5 et PC. Le nouvel épisode confié au studio Screen Burn démarre avec une moyenne solide, sans rejoindre le haut du classement. La presse salue surtout l’ambiance, le brouillard et le travail sonore, et se montre plus partagée sur le récit et la variété des monstres. Hitbox Magazine a reçu une clé du jeu, et notre propre test sera en ligne demain, mardi 22 septembre. En attendant, voici ce que disent les premiers avis et ce qui attend les joueurs cette semaine.

L’essentiel

Silent Hill: Townfall affiche 81 sur Metacritic à partir de 55 tests sur la version PS5, relevé ce lundi matin.

L’atmosphère est la qualité la plus citée, le scénario trop lisible et le bestiaire répétitif reviennent dans les reproches.

Le jeu sort le jeudi 24 septembre, l’édition Digital Deluxe ouvre l’accès 48 heures plus tôt, et notre test arrive demain.


Silent Hill: Townfall démarre à 81 sur Metacritic

Au moment où ces lignes sont écrites, la page Metacritic de Silent Hill: Townfall affiche un Metascore de 81 sur la version PS5, calculé à partir de 55 critiques. L’agrégateur classe ce résultat dans la catégorie « Generally Favorable », celle des jeux bien reçus sans être portés aux nues. La note des joueurs n’existe pas encore, logique pour un titre que personne n’a pu acheter.

Les écarts entre les rédactions restent larges. Noisy Pixel lui donne 100, Slant Magazine 90, le site italien Uagna 85 et GamersRD 82. ActuGaming, dont le test est détaillé plus bas, s’arrête à 7,5 sur 10, et la moyenne se tient donc au milieu de la fourchette favorable. La qualité fait consensus, l’audace beaucoup moins.

Ce chiffre est à lire avec précaution. Une moyenne calculée le premier jour bouge encore pendant la semaine de sortie, à mesure que les tests en retard arrivent. Le 81 d’aujourd’hui donne surtout une tendance, que les prochains jours viendront affiner.


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Silent Hill: Townfall parie sur ses notes avant les tests

Ce que la presse salue : St. Amelia, son brouillard et ses sons

Pour situer le jeu, Konami présente Silent Hill: Townfall sur sa fiche officielle comme un épisode entièrement en vue à la première personne. Le joueur y incarne Simon Ordell, rappelé sur l’île de St. Amelia, une ville fictive au large de l’Écosse qui repose sous un brouillard épais. Le jeu est développé par Screen Burn et coédité par Annapurna Interactive et Konami.

Sur le terrain de l’ambiance, les avis se rejoignent. Le résumé des critiques affiché par Metacritic met en avant la conception de l’atmosphère et les énigmes, et une rédaction y souligne que la vue subjective renforce la confusion et l’étouffement propres à l’horreur psychologique. Screen Burn semble avoir misé sur le malaise plus que sur le spectaculaire.

Côté français, le test d’ActuGaming, signé Mallo, accorde un 7,5 sur 10. Le testeur salue une vue à la première personne qui fonctionne, un travail remarquable sur le son et la musique, des énigmes bien dosées et une atmosphère maîtrisée. Il insiste aussi sur l’intégration de la technologie analogique, qui colle à l’identité du jeu.

Cette technologie a un nom : le CRTV. Konami le décrit comme une télévision de poche qui capte des signaux instables, au cœur d’un jeu qui mise sur l’exploration, l’évasion et la survie, avec des énigmes liées au récit. Les armes et les outils à disposition sont volontairement limités. La survie passe par l’évitement plus que par le combat.


Les réserves portent sur le récit et le bestiaire

Les reproches se concentrent sur le fond du jeu. Chez ActuGaming, Mallo reproche au jeu une histoire dont la trame se devine trop tôt, et une approche qu’il juge scolaire, respectueuse des codes de la série sans jamais vraiment les bousculer. Le titre de son test résume bien le sentiment : sérieux et respectueux, peut-être un peu trop.

Le bestiaire est l’autre point faible qui revient. Le testeur d’ActuGaming le trouve trop homogène, et regrette que les personnages secondaires restent peu creusés. Parmi les critiques relayées par Metacritic, au moins une rédaction juge aussi les combats maladroits, au point de gêner le plaisir de jeu.

Honnêtement, ces reproches ne surprennent pas totalement. Un studio qui hérite d’une série aussi codifiée que Silent Hill a tout intérêt à respecter sa grammaire avant de chercher à la tordre, et c’est exactement ce que la presse décrit ici. Reste à savoir si ce choix de prudence pèsera sur la durée de vie du jeu dans la mémoire des joueurs, ou s’il sera vite oublié derrière l’ambiance.


Accès anticipé mardi, sortie jeudi, et notre test demain

La date officielle reste le jeudi 24 septembre, sur PS5 et sur PC via Steam et l’Epic Games Store. Konami propose trois éditions : une Standard physique, une Standard numérique et une Digital Deluxe. Cette dernière donne accès au jeu 48 heures plus tôt, soit à partir du mardi 22 septembre. Les précommandes s’accompagnent de bonus cosmétiques, dont des apparences alternatives pour le CRTV et une tenue pour Simon.

Cette semaine est chargée, puisque Control Resonant sort le même jour. Les deux dates, comme toutes les sorties à venir, sont réunies dans notre calendrier des sorties jeux vidéo, mis à jour à chaque session de la rédaction.

Pour ce qui nous concerne, Hitbox Magazine a reçu une clé de Silent Hill: Townfall. Notre test complet sera publié demain, mardi 22 septembre, avec notre verdict et le détail de ce qui nous a convaincus ou non. Il sera écrit à partir de notre propre partie, sans reprendre les avis cités plus haut. Ces premiers tests donnent un cadre, et ce sera l’occasion de voir si notre expérience le confirme ou s’en écarte.


Les trois questions que notre test devra trancher

Les premiers avis dessinent assez nettement les points sur lesquels un joueur hésitant voudra une réponse. Le premier concerne le récit. Si la trame se devine tôt, comme l’écrit ActuGaming, reste à savoir si le trajet vaut quand même le détour, parce qu’un Silent Hill se juge souvent autant sur la manière de raconter que sur la surprise finale.

Le deuxième concerne les créatures. Un bestiaire trop homogène use vite la tension dans un jeu d’horreur, surtout quand la survie repose sur l’évitement plutôt que sur l’affrontement. Le troisième, enfin, porte sur la vue à la première personne, que Konami met au centre de sa présentation et qui change la façon d’aborder chaque couloir. Notre test tentera de répondre à ces trois points, sans rien affirmer que notre propre partie n’aura pas montré.