RetroSpace sort le 1er octobre avec ses huit fins

RetroSpace arrive mercredi sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2. Le jeu du studio hongrois The Wild Gentlemen mélange l’immersive sim à la System Shock et une station spatiale des années 1970, disco et moustaches comprises. Son personnage principal est un agent d’entretien coincé à bord de l’Aurora 5, un vaisseau avalé par un trou noir qui saute entre deux époques. Le studio promet huit fins différentes et un système de clonage qui inflige un défaut à chaque résurrection. L’action se déroule en 2177, alors que l’humanité a placé ses derniers espoirs dans la flotte Aurora. Annoncé pour le deuxième trimestre, le jeu sort finalement le 1er octobre.

L’essentiel

RetroSpace sort le 1er octobre sur PC, PS5, Xbox Series X|S et Switch 2, sans version pour les machines précédentes.

Huit fins annoncées et un système de clonage qui ajoute un défaut permanent à chaque mort.

Le studio hongrois The Wild Gentlemen compte 23 personnes et signe ici son troisième jeu.


Ce que RetroSpace emprunte aux immersive sims

La fiche Steam de RetroSpace résume l’intention en une phrase : une horreur spatiale disco-punk où l’on choisit d’être discret ou de se transformer en brute mutante pour survivre. Bánk B. Varga, directeur créatif du studio, citait ses références dans un entretien accordé à Wesley LeBlanc pour Game Informer : la série Thief, les System Shock, Deus Ex et Prey. Le terme disco-punk vient du cinéma de l’époque, qu’il rattache à Logan’s Run, Buck Rogers et Silent Running.

RetroSpace, un hall de station spatiale aux néons orange avec des cuves vertes
L’intérieur de l’Aurora 5. Capture officielle The Wild Gentlemen

Le système signature de RetroSpace s’appelle Mutamods. Ce sont des mutations qui apportent une capacité et un effet secondaire, à doser selon la façon de jouer. La mort fait l’objet d’une mécanique à part : chaque renaissance s’accompagne d’une erreur de clonage, un handicap avec lequel il faut composer. Varga décrit l’idée comme inspirée à la fois des soulslike et des traits de Void Bastards. La station se parcourt comme un metroidvania, avec une zone centrale qui relie les secteurs entre eux. RetroSpace laisse aussi le joueur libre de sa méthode : l’infiltration, le combat frontal et le détournement des systèmes de bord mènent tous au bout, avec des conséquences différentes.


RetroSpace, troisième jeu d’un studio de 23 personnes

The Wild Gentlemen s’est formé en 2018 autour de trois amis et compte aujourd’hui 23 personnes, d’après le dossier de presse de son éditeur. Le studio s’était fait connaître avec Chicken Police – Paint it RED!, un polar en noir et blanc peuplé d’animaux anthropomorphes, salué pour son écriture et sa direction artistique. Deux autres projets sont en chantier, Chicken Police: Into the HIVE! et Moses & Plato – Last Train to Clawville. Le studio rejoint ainsi la petite série de développeurs européens qui misent sur une direction artistique très marquée, comme les Messins de Flying Oak Games dans notre article sur Knuckle Paradise. RetroSpace est donc leur premier jeu à s’écarter franchement du roman noir.

L’éditeur est le britannique Kwalee, fondé par David Darling, cofondateur de Codemasters, et désigné meilleur éditeur aux TIGA Awards 2022. Son communiqué du 18 août confirme les quatre plateformes du lancement. Kilian Binder, chez AllKeyShop, relevait le même jour qu’aucune version PS4, Xbox One ou Switch première génération n’était prévue.


Une sortie qui arrive après deux reports

Le calendrier a bougé plusieurs fois. Keiran McEwen, chez Phenixx Gaming, rappelle que le jeu était annoncé dès 2023. La page Steam promettait encore un lancement au deuxième trimestre 2026 en novembre dernier, avant que la date du 1er octobre ne soit arrêtée cet été. Une démo tourne sur Steam depuis le 11 juin, et le studio a publié une présentation détaillée le 24 septembre. RetroSpace demande une configuration modeste sur PC, un processeur i5-8400, 16 Go de mémoire et une GTX 1050 Ti, ce qui le place à la portée de machines vieillissantes. Le jeu est classé 18 ans en Allemagne et 16 ans au Brésil.

RetroSpace, une créature mutante surgit dans un couloir rouge de la station
Une créature de la station. Capture officielle The Wild Gentlemen

Côté attentes, la page Steam du jeu plaçait RetroSpace au 318e rang des jeux non sortis les plus attendus ce lundi matin, sur un classement qui en compte 5 286. Le studio annonçait 30 000 listes de souhaits en mai 2024, chiffre qui a forcément vieilli. Le jeu est traduit en neuf langues dont le français, avec un doublage anglais. Aucun prix ne figure encore sur la fiche à deux jours de la sortie. Les amateurs de jeux indépendants à forte personnalité retrouveront la même veine dans notre article sur Dust till Dawn.


Les dates de sortie et les grosses mises à jour à venir se suivent dans notre calendrier des jeux vidéo, filtrable par plateforme.