Knuckle Paradise est un beat’em up en monde ouvert développé par Flying Oak Games, le studio messin derrière ScourgeBringer, et édité par ARTE France. Le jeu suit Jane, une combattante enlevée et jetée dans un tournoi clandestin monté au milieu d’un parc d’attractions abandonné. Son seul soutien est un poulet de combat. Derrière ce point de départ absurde, le studio vise les comédies d’action hongkongaises et les jeux d’action à combos, avec une sortie Steam annoncée pour 2027.
L’essentiel
Flying Oak Games, auteur de ScourgeBringer, développe le jeu avec ARTE France à l’édition.
Le parc d’attractions sert de terrain d’exploration libre, avec améliorations cachées et activités annexes.
Une démo était jouable à la gamescom fin août, sur le stand Indie Arena Booth numéro 29.
Un tournoi clandestin monté dans un parc à l’abandon
Le pitch tient en deux lignes. Jane se fait enlever et forcer à combattre dans un tournoi souterrain, installé dans un parc d’attractions laissé en ruine. Elle y trouve un allié improbable, un poulet de combat, qui accompagne sa progression. Gematsu a relayé l’annonce de Knuckle Paradise en avril, en même temps que Niche Gamer et GamingOnLinux.
Le parc fonctionne comme un espace ouvert plutôt que comme une succession de niveaux. On y trouve des améliorations cachées, des capacités à débloquer et des activités annexes qui vont de séquences d’infiltration à des poursuites à grande vitesse. Le beat’em up sert de colonne vertébrale, l’exploration décide du rythme de la partie. Cette organisation rapproche le jeu des productions d’action à progression libre, où l’on quitte volontiers l’objectif principal pour aller fouiller un recoin du décor.
Visuellement, Knuckle Paradise travaille un pixel art isométrique saturé de néons. Les captures publiées montrent des enseignes roses, des « KO » en gros caractères rouges, un compteur de combos qui grimpe, des palmiers en pixels et une lumière violette qui écrase tout le décor. L’ensemble cherche l’énergie des comédies d’action de Hong Kong bien plus que le réalisme, jusque dans les effets de coups dessinés au-dessus des personnages.

Ce que Knuckle Paradise emprunte aux jeux d’action à combos
Flying Oak Games décrit un système bâti sur les combos aériens, la fluidité des déplacements et des affrontements très expressifs. Le studio a consacré un billet entier à son système de combat sur la page Steam de Knuckle Paradise, fin mai, juste après avoir montré un nouveau trailer de gameplay à l’AG French Direct.
Cet héritage des jeux d’action japonais explique le choix de la caméra isométrique et des compteurs de coups affichés à l’écran. Une seconde capture montre d’ailleurs le jeu dans un moment plus calme, avec un journal de quêtes en cours, un camion de nourriture surmonté d’un donut géant et des ennemis dispersés sur une place. La boucle alterne donc les pics de combat et les moments de flânerie dans le parc.
La scène indépendante française produit régulièrement ce genre de propositions à forte identité graphique, et elles se jugent souvent sur la sensation manette en main plus que sur les captures. Un autre projet d’auteur montré récemment repose entièrement sur son atmosphère, comme nous l’avons raconté à propos de Whispers in the Fog et de son développeur solo.

ARTE France à l’édition, un choix qui se remarque
L’annonce d’avril a été publiée conjointement par ARTE France et Flying Oak Games, ce que confirme le communiqué relayé par Games Press. La chaîne apparaît à la fois comme éditrice et comme codéveloppeuse sur la fiche Steam de Knuckle Paradise, aux côtés du studio. Voir une chaîne de télévision publique au générique d’un beat’em up reste assez rare pour être relevé, et ça place le projet sur un terrain différent de celui d’un jeu financé par un éditeur classique.
Flying Oak Games arrive avec un passif solide dans l’action nerveuse. ScourgeBringer, son précédent jeu, avait installé le studio chez les amateurs de roguelites à la verticale. Passer d’un format resserré à un monde ouvert dessiné à la main demande un autre type de production, et c’est précisément là qu’un éditeur pèse. Les studios indépendants qui réussissent ce saut d’échelle restent rares, même quand leur savoir-faire en combat est établi, comme le montrait le soulslike de notre test de False Hero.
Le studio a profité de l’été pour montrer Knuckle Paradise au public. Son annonce Steam du 25 août signale un passage au premier Pixel Arcadia Showcase, puis une présence à la gamescom du 26 août au dimanche suivant, au stand Indie Arena Booth numéro 29, avec une démo jouable sur place. Un membre de l’équipe, prénommé Dominik dans l’annonce, tenait le stand pendant toute la durée du salon.
Ce qui reste à confirmer avant 2027
La fiche Steam affiche toujours « Coming soon » au lieu d’une date, alors que la fenêtre 2027 circule depuis l’annonce, notamment chez COGconnected. Les plateformes au-delà du PC restent à préciser, tout comme la durée du jeu et la place réelle de l’infiltration dans la progression. Une démo publique serait le prochain vrai jalon pour Knuckle Paradise, puisqu’elle permettrait enfin de juger la sensation de combat sur laquelle repose tout le projet. Les visiteurs de la gamescom ont eu cette chance en août, le reste du public attend encore son tour.
Pour ne rien rater des prochaines sorties, gardez un œil sur le calendrier des sorties.
