Crisis Cabinet, le jeu de stratégie politique au tour par tour de Function Labs, reçoit sa plus grosse mise à jour depuis son arrivée en accès anticipé. La version 7.1, publiée sur Steam le 15 octobre, ajoute Road to Power, un mode où vous démarrez simple candidat avant de grimper jusqu’à la tête du pays. Vos ministres doivent aussi rendre davantage de comptes, et la carte du monde s’enrichit de ressources, d’une armée à gérer et d’opérations secrètes. Le jeu coûte 14,49 € sur PC et se joue en français. À la rédaction, on l’a adoré.
L’essentiel
La version 7.1 de Crisis Cabinet est sortie le 15 octobre sur Steam, en accès anticipé sur PC.
Le nouveau mode Road to Power vous fait bâtir une carrière politique avant d’entrer au gouvernement.
Ministres, ressources, armée et opérations secrètes gagnent nettement en profondeur.
Road to Power vous fait démarrer comme simple candidat
Jusqu’ici, une partie de Crisis Cabinet commençait au moment où vous preniez la tête d’un pays. Dans ses notes de version publiées sur Steam, Function Labs présente Road to Power comme une nouvelle entrée du menu principal, qui vous fait construire la personne qui finira par entrer dans ce bureau. Vous choisissez son nom, son pays, un parti fictif, son âge, son milieu d’origine, sa circonscription et même sa situation familiale. La route du parti compte à elle seule 61 rencontres scénarisées, des premiers pas en politique jusqu’à la campagne nationale.

Vous pouvez aussi tenter votre chance en indépendant, en organisant vous-même vos soutiens. Au fil de la carrière, vous gérez votre réputation, votre ancrage local, votre intégrité, vos donateurs et votre énergie, avec un agenda limité qui oblige à choisir entre les apparitions publiques et le travail de fond. Votre équipe grandit avec vous, du bénévole au directeur de campagne, et une course à la tête du parti attend les plus ambitieux, avec ses rivaux, ses débats et ses votes.
Une défaite ouvre un autre chemin, baptisé The Comeback : vous décidez comment réagir dans les 48 heures qui suivent, puis vous reconstruisez votre place par le terrain, les médias ou un mouvement politique à votre nom. Une fois élu, vous entrez au gouvernement avec le même personnage, ses trois promesses de campagne, ses alliés, les faveurs qu’il doit et ses secrets.
Les ministres de Crisis Cabinet doivent tenir leurs engagements
Le volet Statecraft vous confie huit bureaux ministériels : Trésor, Défense, Intérieur, Justice, Éducation, Santé, Infrastructures et Affaires étrangères. Pour chacun, vous choisissez de diriger vous-même, d’encadrer ou de déléguer, puis vous suivez ses objectifs sur un tableau dédié. Un ministre qui échoue peut être convoqué en audition, et un scandale vous force à trancher entre le soutenir, partager la responsabilité ou le lâcher.
Ce qui est intéressant, c’est la place donnée aux intrigues de couloir. Les ambitions et les rancœurs de vos ministres laissent des signaux, que vous pouvez creuser grâce à des enquêtes discrètes. Si votre gouvernement s’affaiblit trop, une motion contre vous peut aboutir à un vote à bulletin secret, et vous avez une seule journée pour réagir.
World Stage fait vivre la carte du monde
Troisième pilier de la mise à jour, World Stage transforme la diplomatie en carte interactive, avec une fiche par pays. Les puissances rivales y poursuivent leurs propres objectifs sur plusieurs jours, et vous répondez par l’aide, le commerce, les alliances ou les sanctions, qui pèsent à leur tour sur les prix et l’opinion chez vous.

L’économie de Crisis Cabinet repose désormais sur sept secteurs de ressources, de l’énergie aux minerais critiques jusqu’au transport maritime, et sur 26 types d’installations à construire, des usines aux ports et aux hôpitaux régionaux. L’armée se gère branche par branche, et chacune peut refuser un ordre si votre légitimité vacille. Trois équipes spéciales, Black Watch, Nightglass et Cipher Cell, mènent aussi des opérations secrètes depuis la Situation Room, du sauvetage d’otages au renseignement.
Crisis Cabinet se joue tour par tour, budget en main
Si vous découvrez Crisis Cabinet, le jeu vous met à la tête d’un pays et vous demande jusqu’où vous irez pour y rester. Chaque tour vous donne un capital politique limité, le Political Capital, un budget à boucler et plus de problèmes que vous ne pourrez en régler. Vous fixez les impôts et les dépenses ministère par ministère, vous traversez des grèves, des inondations ou des scandales, et vous gardez un œil sur l’élection suivante.
Vos décisions laissent des traces sur plusieurs tours. Le studio a rebâti le budget de Crisis Cabinet en juillet pour que chaque coupe ou investissement entraîne des effets immédiats, d’autres à retardement, puis des pressions ailleurs dans le pays. Un aperçu du budget montre ces conséquences avant de valider, et un écran explique pourquoi un chiffre a bougé. Les fins possibles vont de la victoire électorale à la faillite, à la révolution, au coup d’État ou à l’assassinat.
Le jeu est sorti en accès anticipé sur Steam le 14 août 2026, sur PC uniquement, et il se joue en 18 langues. Function Labs l’enrichit depuis à un bon rythme, avec trois scénarios fin août, dont Election Night: Dead Heat, puis la mise à jour The Pressure of Power mi-septembre.
Pourquoi on vous recommande Crisis Cabinet
À la rédaction, on a adoré Crisis Cabinet, et on vous le recommande sans hésiter. Si vous aimez les jeux de gestion où chaque choix a un prix, celui-ci mérite une place dans votre bibliothèque Steam. La version 7.1 donne en plus une bonne raison de lancer une nouvelle partie, cette fois en partant du bas de l’échelle. Et pour un autre jeu indé où un petit commerce devient un empire, notre test de Nivalis Nights vaut aussi le détour.
Les dates de sortie et les grosses mises à jour à venir se suivent dans notre calendrier des jeux vidéo, filtrable par plateforme.
