Test Zelda Ocarina of Time : le remake parfait d’un monument

The Legend of Zelda: Ocarina of Time est sorti le 5 novembre, exclusivement sur Switch 2, 28 ans après la version Nintendo 64. Nintendo a confié ce remake complet à ses équipes internes, épaulées par Monolith Soft, le studio de Xenoblade Chronicles. J’ai bouclé l’aventure en une trentaine d’heures, de la forêt Kokiri jusqu’au combat contre Ganondorf. Tout l’enjeu était de moderniser un monument du jeu vidéo en lui gardant son âme, et Nintendo relève le défi avec brio. Seule ombre au tableau, une difficulté revue à la baisse, qui risque de laisser les vétérans sur leur faim.

L’essentiel

Ocarina of Time garde son histoire et ses donjons, et gagne une caméra libre, un vrai saut et un Hyrule qui vit au rythme du jour et de la nuit.

La nouvelle direction artistique et la bande-son symphonique offrent une seconde jeunesse au jeu de 1998.

Les énigmes livrent leurs indices trop vite, et la difficulté baisse par rapport à l’original.


L’histoire de Link garde toute sa force, 28 ans après

Je retrouve avec un immense plaisir l’histoire mythique d’Ocarina of Time, qui n’a rien perdu de sa force. Vous repartez de la forêt Kokiri avec le jeune Link, puis l’aventure vous mène jusqu’à l’affrontement contre Ganondorf pour sauver Hyrule. Le scénario reste fidèle à l’original, mais les dialogues sont enrichis et plusieurs séquences profitent d’une mise en scène entièrement retravaillée.

Le doublage fait partie des nouveautés que j’ai le plus appréciées. Ocarina of Time propose désormais un doublage partiel en français, et les personnages y gagnent énormément de vie. Les PNJ ont aussi droit à de petites routines quotidiennes, puisqu’ils se déplacent dans les villages en fonction de l’heure.

Côté développement, Nintendo a confié le projet à son groupe de production EPD n° 3. Monolith Soft a pris en charge une partie de la conception, de la programmation et des graphismes, comme le détaille l’article de Nintendo Life sur la participation de Monolith Soft, qui s’appuie sur l’annonce publiée par le studio sur son site.


Une direction artistique déroutante au début, superbe ensuite

Il m’a fallu un temps d’adaptation pour accepter la nouvelle direction artistique d’Ocarina of Time. Elle mélange des décors réalistes et des personnages au style cartoonesque, et le contraste surprend pendant les premières heures. J’ai fini par beaucoup aimer ce mélange, qui donne au remake une identité bien à lui.

Les environnements d’Hyrule sont tout simplement magnifiques. Les panoramas regorgent de détails, les couleurs éclatent et la distance d’affichage impressionne vraiment. Galoper à travers la plaine prend une tout autre dimension quand l’horizon se dessine aussi loin.

Link cabre Epona sur une colline d'Hyrule, face au volcan d'Ocarina of Time
La plaine d’Hyrule n’a jamais été aussi belle, avec une distance d’affichage qui porte très loin. Image officielle Nintendo.

Sur le plan technique, le jeu suit. D’après l’analyse de Digital Foundry résumée par GamesRadar, Ocarina of Time tourne à 60 images par seconde très stables sur Switch 2, quand la version Nintendo 64 plafonnait à 20 images par seconde.


Hyrule change de visage entre le jour et la nuit

Le cycle jour et nuit d’Ocarina of Time renforce considérablement l’immersion. Il influence certaines activités, certaines rencontres et même les possibilités d’exploration, ce qui donne envie de revenir dans une zone à une autre heure pour voir ce qui a changé.

À pied ou à cheval, parcourir Hyrule reste un vrai bonheur. J’ai retrouvé le plaisir de chercher des secrets dans chaque recoin et de récupérer les nombreux objets cachés. Ce monde donne constamment envie de sortir du chemin principal. Si vous voulez le détail de tout ce qui a bougé depuis 1998, notre guide des changements d’Ocarina of Time sur Switch 2 fait le tour des nouveautés présentées par Nintendo avant la sortie.


La caméra libre et le saut transforment la prise en main

La caméra libre à 360 degrés est l’une des améliorations les plus importantes de ce remake d’Ocarina of Time. Elle change aussi bien l’exploration que les combats, puisque vous orientez enfin la vue où vous le souhaitez, sans dépendre d’un angle imposé.

Link gagne aussi en mobilité. Vous sautez manuellement, vous courez, et l’escalade comme la nage vont bien plus vite qu’à l’époque. L’inventaire suit le mouvement avec une interface modernisée et de nouveaux raccourcis, beaucoup plus pratiques au quotidien.

Pour les affrontements, Ocarina of Time reste fidèle à l’expérience d’origine. Les combats reposent toujours sur l’utilisation des objets, l’observation des ennemis et la recherche de leurs points faibles. Ceux qui aimaient cette approche réfléchie retrouveront exactement les sensations de 1998, avec un confort de jeu nettement supérieur.


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Des donjons retouchés, et des indices qui arrivent trop vite

Chaque donjon d’Ocarina of Time conserve sa structure et sa thématique emblématique. Nintendo y ajoute quelques modifications et de nouvelles énigmes, de quoi redécouvrir des passages qu’on croyait connaître par cœur.

Un reptile géant ouvre sa gueule devant Link dans un donjon d'Ocarina of Time
Les boss gardent leurs points faibles à repérer, et les objets restent la clé de chaque combat. Image officielle Nintendo.

En revanche, c’est ici que se trouve mon principal regret. La difficulté est globalement revue à la baisse, surtout dans les énigmes et les donjons, où les indices sont désormais plus nombreux. Pour qui connaît l’original, ces aides enlèvent une partie du plaisir de chercher par soi-même.

Un nouveau venu y trouvera au contraire une porte d’entrée idéale vers ce classique, avec une aventure plus accessible qu’en 1998.


L’amphithéâtre des monstres et des grandes fées qui réclament des rubis

Parmi les nouveautés, l’amphithéâtre des monstres permet d’observer le bestiaire et d’affronter à nouveau les boss. L’idée est sympathique, mais son intérêt reste assez limité une fois la curiosité passée.

L’économie du jeu a aussi été légèrement remaniée. Les améliorations accordées par les grandes fées demandent désormais de dépenser des rubis, ce qui donne un peu plus d’utilité à votre bourse.

Comptez environ trente heures pour voir le bout de l’aventure d’Ocarina of Time. Les activités secondaires et la chasse aux objets cachés prolongent nettement la durée de vie si vous tenez à tout récupérer.


Une réorchestration symphonique au service des thèmes de Koji Kondo

La bande-son d’Ocarina of Time profite d’une superbe réorchestration symphonique, qui donne une nouvelle dimension aux compositions emblématiques de Koji Kondo. Redécouvrir ces mélodies jouées par un orchestre complet compte parmi les grands plaisirs de ce remake.

Cela dit, quelques arrangements m’ont moins convaincu. Ils restent rares, et l’ensemble garde une qualité remarquable du premier au dernier donjon.


Ocarina of Time reste un incontournable sur Switch 2

Au final, ce remake modernise un monument du jeu vidéo en gardant intacte son identité. La presse partage cet enthousiasme, puisque le jeu affichait un Metascore de 96 sur 81 critiques le 4 novembre, d’après le relevé de Nintendo Life sur le classement Metacritic de 2026, ce qui en faisait le jeu le mieux noté de l’année sur le site.

Malgré une difficulté parfois trop accessible et quelques nouveautés accessoires, j’ai pris énormément de plaisir à redécouvrir cette aventure. Ocarina of Time reste incontournable, pour les anciens joueurs comme pour les nouveaux venus.

Verdict Hitbox pour Zelda: Ocarina of Time : Extraordinaire

Ce qu’on aimeCe qu’on aime beaucoup moins
Une histoire fidèle, enrichie de nouveaux dialogues et de séquences remises en scèneUne difficulté revue à la baisse, avec des indices trop nombreux dans les énigmes
Un doublage partiel en français et des PNJ qui vivent selon l’heureUn amphithéâtre des monstres à l’intérêt limité
Des panoramas superbes et une distance d’affichage impressionnanteUne direction artistique qui demande un temps d’adaptation
Un cycle jour et nuit qui change les activités et l’exploration
La caméra libre à 360 degrés, le saut manuel et une nage plus rapide
Des donjons emblématiques retouchés avec de nouvelles énigmes
Une réorchestration symphonique des thèmes de Koji Kondo
Ce qui peut vous le faire acheterLe voyage culte de la forêt Kokiri jusqu’à Ganondorf, modernisé sans perdre son âmeCe qui peut vous dégoûterUne aventure plus facile, qui livre vite la solution de ses énigmes

Pour savoir ce qui arrive dans les semaines qui viennent, le calendrier des sorties de Hitbox liste chaque date avec sa source officielle.