Test Mycopunk : un excellent gunplay miné par les plantages

Mycopunk a quitté l’accès anticipé le 20 octobre 2026 et il est arrivé le même jour sur PS5, directement dans le catalogue du PS Plus Extra. Le jeu de tir coopératif de Pigeons at Play, édité par Devolver Digital, vous envoie avec jusqu’à trois autres robots nettoyer une planète envahie par des champignons extraterrestres. J’y ai joué environ quatre heures sur PS5, avec des coéquipiers. Le gunplay m’a vraiment convaincu, tout comme la façon dont on démonte les ennemis morceau par morceau. Sauf que le jeu a planté plus de sept fois pendant ces quatre heures, et c’est ce qui retient ma note.

L’essentiel

Mycopunk sort en version 1.0 sur PC et PS5, et il fait partie du PS Plus Extra depuis le premier jour.

Le gunplay, les armes à modifier et les ennemis qu’on démonte pièce par pièce donnent au jeu une vraie personnalité.

Plus de sept plantages en quatre heures, des micro-lags et des chutes d’images par seconde abîment sérieusement la version PS5.


Mycopunk quitte l’accès anticipé et débarque dans le PS Plus Extra

Mycopunk était jouable en accès anticipé sur PC depuis le 10 juillet 2025, rappelle Gematsu. Sa version 1.0 est sortie le 20 octobre 2026 sur PC et sur PS5, et Sony l’a ajouté au catalogue du PS Plus Extra dès sa sortie, comme l’avait annoncé Push Square à partir de la date confirmée par Devolver Digital. Si vous êtes abonné à cette formule, vous pouvez le lancer sans rien payer de plus. Sur Steam, il coûte 14,99 €, et une remise de lancement de 50 % le faisait passer à 7,49 € le 22 octobre.

Dans Mycopunk, vous incarnez une équipe de robots mis au rebut, récupérés par la corporation SAXON pour exterminer une infestation de champignons sur la planète New Atlas. L’humour d’entreprise est partout, et vos robots sont traités comme du matériel jetable, ce qui donne le ton dès les premières minutes. Les missions se jouent jusqu’à quatre, avec des hordes d’ennemis et une extraction à la fin, et j’y ai retrouvé un peu l’esprit de Deep Rock Galactic.

La 1.0 ajoute un nouveau personnage jouable, une région inédite sur la lune de New Atlas, baptisée X11-B, un hub entièrement retravaillé et la traduction de tous les textes, d’après les notes de version publiées par le studio sur Steam. Pigeons at Play a aussi publié un premier correctif sur Steam dès le 21 octobre, surtout pour des objectifs secondaires qui ne se validaient pas.


Un gunplay nerveux qui rappelle Apex Legends et FragPunk

C’est le gros point fort de Mycopunk. Le gunplay est vraiment bon, et il m’a rappelé les sensations d’Apex Legends et de FragPunk. Les armes de Mycopunk réagissent bien et chacune est intéressante à prendre en main, au point que j’avais envie de toutes les essayer. Chez le même éditeur, notre test de Boltgun 2, l’autre jeu de tir de Devolver Digital devrait parler aux amateurs de fusillades nerveuses.

L’arsenal est varié, et surtout il se modifie en profondeur. Les améliorations récupérées en mission, les ressources et les points de compétence vous permettent de transformer vos armes et vos capacités sur une grille, et certaines modifications changent sensiblement la façon dont une arme fonctionne. J’ai pris beaucoup de plaisir à expérimenter librement avec ces améliorations pour monter des configurations originales, adaptées à ma façon de jouer.

Un robot vide le chargeur de son fusil doré sur une machine infectée de Mycopunk
Chaque arme peut changer de comportement selon les améliorations posées sur sa grille. Capture officielle Pigeons at Play

Les personnages se distinguent aussi par leurs capacités, entre la mobilité, la protection, les soins et le combat au corps-à-corps. Vous adaptez votre équipement aux objectifs, qui vont du nettoyage d’une zone infestée à l’installation d’un railgun planétaire.


Des machines à démonter morceau par morceau, comme dans ARC Raiders

L’autre bonne idée de Mycopunk, ce sont ses ennemis. Leurs membres se détruisent un par un, et ça vaut aussi pour les boss et les grosses machines. Ce démembrement façon ARC Raiders transforme chaque affrontement en petit choix tactique, puisque vous décidez quelle partie abattre en premier.

Attention aux débris que vous laissez derrière vous. Les ennemis peuvent ramasser ce qui tombe pendant le combat pour devenir plus puissants, une règle que Devolver Digital décrit noir sur blanc dans la présentation du jeu. Mieux vaut donc nettoyer vite, sous peine de voir une horde se renforcer avec les pièces des machines que vous venez de détruire.

Les combats sont à leur meilleur quand les hordes deviennent massives et que les ennemis combinent leurs capacités. La difficulté se règle sur plusieurs niveaux de menace, avec des paramètres qui jouent sur la fréquence des vagues, ce qui permet de trouver le bon dosage selon votre équipe. En solo, en revanche, l’expérience peut devenir exigeante face aux ennemis les plus dangereux, et c’est en coopération que le jeu montre tout ce qu’il a.


Un hub vaste où l’on a toujours quelque chose à faire

Entre deux missions, vous revenez dans un vaisseau en orbite qui sert de base. Ce hub est bien pensé et assez vaste, avec beaucoup de choses à faire, et j’ai aimé y traîner entre les parties. La 1.0 l’a d’ailleurs entièrement retravaillé, d’après les notes du studio.

Dans le hangar du vaisseau de Mycopunk, un robot traverse le pont désert entre deux missions
Le vaisseau en orbite sert de base entre les missions. Capture officielle Pigeons at Play

La progression de Mycopunk emprunte aussi au roguelite, un peu à la manière de Returnal, et j’ai trouvé cette inspiration très réussie. Les améliorations et les ressources que vous ramenez de chaque mission nourrissent les suivantes, et ça donne envie d’enchaîner.

Côté style, la direction artistique est sympathique, avec ses planètes très colorées et ses robots bricolés. Elle reste assez classique à mes yeux, et elle donne quand même à Mycopunk une identité qu’on reconnaît vite.


Sept plantages en quatre heures sur PS5

Il faut maintenant parler de ce qui fâche. Mycopunk a planté plus de sept fois en quatre heures de jeu sur ma PS5, ce qui est franchement anormal, même pour un jeu qui vient de sortir.

À ces plantages s’ajoutent des micro-lags assez intempestifs et des problèmes d’optimisation, avec des images par seconde qui chutent, même sur PS5. Les bugs sont nombreux, jusqu’à des coéquipiers coincés dans les murs au moment de lancer une mission. Dans un jeu pensé pour la coopération, ce genre de souci casse vite l’élan d’une partie.

Il manque aussi un dash pour esquiver, surtout contre les boss. Un seul personnage en dispose, et c’est dommage, car c’est face aux boss que ce genre d’esquive manque le plus. J’ai regretté enfin certaines missions trop lentes et un manque de finition qui rend quelques passages frustrants.


Mycopunk mérite qu’on y revienne dans un mois

Au final, Mycopunk est un shooter coopératif inventif et généreux, qui mélange plusieurs sous-genres avec une vraie identité. Son gunplay, ses armes à modifier et ses ennemis à démonter tiennent leurs promesses. Sa version PS5 souffre toutefois de trop de plantages et de soucis techniques pour que je le recommande sans réserve aujourd’hui, d’où mon verdict, Bon. Comme il fait partie du PS Plus Extra, les abonnés peuvent l’essayer sans rien risquer, et les autres auront intérêt à attendre quelques correctifs. Je reviendrai sur Mycopunk dans un mois pour voir ce que les mises à jour auront changé.

Verdict Hitbox pour Mycopunk : Bon

Ce qu’on aimeCe qu’on aime beaucoup moins
Un gunplay vraiment bon, dans l’esprit d’Apex Legends et de FragPunkPlus de sept plantages en quatre heures sur PS5
Des armes variées et intéressantes à prendre en mainDes micro-lags et des chutes d’images par seconde
Des améliorations qui transforment le fonctionnement des armesDes bugs, jusqu’aux coéquipiers coincés dans les murs
Des ennemis et des boss à démonter pièce par pièceUn dash réservé à un seul personnage
Des débris que les ennemis peuvent récupérer pour se renforcerCertaines missions trop lentes
Un hub vaste et bien penséUne expérience en solo exigeante
Une progression d’inspiration roguelite réussie
Une difficulté réglable sur plusieurs niveaux de menace
Ce qui peut vous le faire acheterUn shooter coopératif généreux au gunplay excellent, inclus dans le PS Plus ExtraCe qui peut vous dégoûterUne version PS5 qui plante et rame bien trop souvent

Les dates de sortie et les grosses mises à jour à venir se suivent dans notre calendrier des jeux vidéo, filtrable par plateforme.