Les premiers tests sont tombés, et Castlevania: Belmont’s Curse reçoit l’un des meilleurs accueils de l’année pour un metroidvania. Le jeu d’Evil Empire, l’équipe de Dead Cells, est sorti le jeudi 15 octobre sur PC, PS5 et Xbox Series, et affichait déjà 86 sur 100 sur Metacritic deux jours avant. Plusieurs médias lui donnent la note maximale, et jeuxvideo.com lui accorde 17 sur 20. Les réserves existent, sur la lisibilité des combats ou le manque de prise de risque, mais elles pèsent peu face à l’enthousiasme général. Pour la série de Konami, absente des nouveautés depuis des années, c’est un retour très attendu qui semble tenir ses promesses.
L’essentiel
Castlevania: Belmont’s Curse affiche 86 sur 100 sur Metacritic, avec 45 critiques relevées le 13 octobre.
jeuxvideo.com lui donne 17 sur 20, GamesRadar+ 4 étoiles sur 5, et plusieurs médias la note maximale.
Le jeu est sorti le 15 octobre sur PC, PS5 et Xbox Series, la version Switch arrivera plus tard.
86 sur Metacritic et une série de 100 sur 100
La moyenne de Castlevania: Belmont’s Curse s’établit à 86 sur 100 sur la fiche Metacritic du jeu, à partir de 45 critiques au matin du 13 octobre. Au moins six médias lui donnent la note parfaite, dont Shacknews et PlayStation Universe. RPGFan monte à 97 et le décrit comme le meilleur metroidvania auquel son testeur ait jamais joué, quand Region Free y voit l’un des meilleurs Castlevania jamais faits.

Côté français, jeuxvideo.com accorde 17 sur 20 au jeu dans son test publié le 13 octobre. Le site salue un level design très malin, une direction artistique à tomber, une personnalisation au service de l’exploration, l’écriture et les casse-tête. Il regrette en revanche des combats parfois illisibles, des boucles musicales courtes, la mise en scène, et une interface à revoir. Le jeu fait suite à une démo gratuite sortie le 1er octobre, qui avait déjà donné un premier aperçu de cette formule.
Rose Belmont reprend le fouet familial à Paris
Dans Castlevania: Belmont’s Curse, vous incarnez Rose Belmont, la fille de Trevor Belmont et de Sypha Belnades. Michael Murphy, de TechRadar, présente le jeu comme une sorte de suite à la fois de la série animée de Netflix et de Castlevania III: Dracula’s Curse. L’aventure se déroule dans un Paris envahi par les créatures de la nuit, de Notre-Dame aux catacombes, jusqu’au château de Dracula.
Serena Cherry a passé 23 heures sur le jeu pour son test publié par GamesRadar+, et a vu deux des trois fins. Elle raconte avoir dû reprendre un carnet et un stylo pour noter les indices, une première pour elle depuis les années 90. La progression repose sur des énigmes à déchiffrer pour trouver les boss liés aux cartes de tarot, et elle reconnaît qu’il est parfois plus difficile de les trouver que de les battre.

Le jeu propose sept familles d’armes de quatre armes chacune, et un système d’Arcanes qui permet de changer de capacités et de sorts selon les ennemis. Le fouet sacré sert à se balancer entre des crochets, à attraper les ennemis et à s’écarter des pièges. Pour la testeuse, le rythme des déplacements reprend le meilleur de Dead Cells, tout en gardant une identité propre à Castlevania grâce au fouet.
Autre choix relevé par GamesRadar+ : dans Castlevania: Belmont’s Curse, les armes ne tombent pas des ennemis, elles se gagnent dans des coffres au bout de passages de plateforme exigeants. Les Miroirs de vie servent de points de sauvegarde nombreux, et les ennemis ne réapparaissent que si vous tombez au combat. La testeuse cite aussi Talos comme un boss marquant de Castlevania: Belmont’s Curse, avec des phases de plateforme à boucler contre un compte à rebours au milieu du combat.
Les boss se capturent dans des cartes de tarot
Le cœur de Castlevania: Belmont’s Curse tient dans un paquet de cartes. Mallo, d’ActuGaming, explique que Rose reçoit de son père un jeu de tarot créé par sa mère pour la protéger. Certains ennemis, souvent des boss ou des rencontres marquantes, peuvent être capturés dans ces cartes : ils deviennent alors des interlocuteurs de Rose et lui donnent des pouvoirs, comme une boule de feu, des croix projetées, une vague de flammes ou la pétrification.
Chaque carte cache aussi des effets supplémentaires, débloqués en relevant des défis précis, comme éliminer des ennemis d’une certaine façon. Pour ActuGaming, c’est peut-être le système le plus malin vu dans un metroidvania depuis longtemps, parce qu’il relie l’exploration, l’histoire et les pouvoirs. Le test compte plus de 25 armes au total, une parade qui sert aussi à faire disparaître certains obstacles, et des charmes qui affinent le build de Rose selon la situation.
La difficulté se règle à tout moment, jusqu’à l’immortalité
Toute la première partie, qui fait office de long tutoriel, se déroule dans les rues, les égouts et les catacombes du Paris du XVe siècle, jusqu’au cimetière des Innocents. Le reste forme un immense labyrinthe, dont on raccourcit les trajets grâce aux miroirs de vie, qui servent aussi de points de sauvegarde, et à quelques ascenseurs. La carte permet de poser des icônes pour se souvenir où revenir. D’après TechRadar, l’aventure de Castlevania: Belmont’s Curse sort ensuite de Paris pour d’autres régions, chacune avec son thème et sa mécanique propre.
Les pièges sont partout dans Castlevania: Belmont’s Curse, et les plus retors gardent des armes cachées, des charmes ou des quarts de cœur et de mana. Michael Murphy prévient qu’un échec peut faire perdre beaucoup de progression, et que certains boss de fin de partie sont très durs. Castlevania: Belmont’s Curse laisse pourtant chacun régler son défi à tout moment : réapparition devant la salle du boss, dégâts infligés et reçus, potions supplémentaires, et même une option d’immortalité, détaille ActuGaming.
Castlevania: Belmont’s Curse, un retour jugé trop prudent par ActuGaming
L’unanimité n’est pas totale. Dans son test pour ActuGaming, Mallo pointe des mécaniques mal expliquées, comme le voyage rapide entre les miroirs d’une même zone, et au moins deux cartes aux conditions d’obtention très tordues. Il relève aussi une lisibilité qui souffre parfois de décors très chargés, et de petites saccades.
Son principal regret porte sur la prudence du studio. Konami a demandé un Castlevania, Evil Empire a fait un Castlevania, n’osant que peu secouer les codes de la licence, écrit-il. Il qualifie pourtant ce retour d’excellent, en regrettant seulement qu’il ne pose pas les bases d’une évolution. Michael Murphy, chez TechRadar, fait un constat proche : une lettre d’amour aux anciens épisodes, qui change peu la formule.
GamesRadar+ ajoute deux reproches pratiques : l’orientation peut être déroutante et le voyage rapide reste limité pour une carte aussi vaste. La testeuse salue en revanche les options d’accessibilité, qui permettent d’augmenter le nombre de potions, de recommencer un boss sans refaire le trajet ou d’augmenter les dégâts. Elle y voit une très bonne porte d’entrée pour découvrir la série.
La sauvegarde de la démo passe dans le jeu complet
Avant la sortie, Konami avait ouvert le 1er octobre une démo gratuite sur PS5, Xbox Series, Switch et PC, avec le chapitre d’ouverture du jeu, et elle était toujours proposée sur Steam le 15 octobre. La progression faite dans la démo se reprend dans Castlevania: Belmont’s Curse complet, à trois conditions posées par Konami.
Il faut jouer à la démo et au jeu sur la même plateforme et avec le même compte, garder la sauvegarde de la démo sur la machine jusqu’au transfert, et mettre le jeu complet à jour vers sa dernière version. Côté performances, Konami annonce 60 images par seconde sur PS5, Xbox Series et PC, contre 30 sur Switch, où le jeu complet n’a pas encore de date. Sur Steam, Castlevania: Belmont’s Curse est affiché à 29,99 €.
Le platine exigera 100 % de complétion
Castlevania: Belmont’s Curse est sorti le 15 octobre sur PC, PS5 et Xbox Series, et Konami prévoit une version Switch plus tard. C’est le premier Castlevania en 2D entièrement original depuis 18 ans, rappelle ActuGaming, confié au studio bordelais Evil Empire, qui avait déjà signé l’extension Castlevania de Dead Cells. Motion Twin, le studio d’origine de Dead Cells, est crédité comme conseiller. Les chasseurs de trophées sont prévenus : d’après Push Square, le platine exige 100 % de complétion. La série, qui fêtait ses 40 ans cette année avec un épisode gratuit sur mobile, était presque en sommeil depuis des années, Konami ne l’ayant guère ressortie que pour des rééditions et des collaborations, rappelle TechRadar.
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