Test SNØ : le jeu de ski quasi parfait ?

SNØ: Ultimate Freeriding est arrivé le 28 octobre sur PS5, Xbox Series et Switch 2, après une première sortie sur PC en février 2025. Ce jeu de ski arcade a été fabriqué en Norvège par deux personnes, au sein de Studio Gauntlet, et c’est l’éditeur japonais AMATA Games qui l’a porté sur consoles. Le principe tient en une ligne : dévaler des montagnes enneigées à toute vitesse en enchaînant les figures. J’ai pris une vraie claque visuelle en le lançant, et je l’ai vite adopté comme jeu du soir, celui qu’on relance pour une ou deux descentes avant d’aller se coucher. Il lui manque deux ou trois choses pour durer, mais l’essentiel est là, et il est très bien fait.

L’essentiel

SNØ mise tout sur la glisse : des montagnes générées à l’infini, une liberté totale et des commandes qu’on comprend en une descente.

Ses biomes, sa météo et ses descentes de nuit produisent un effet visuel saisissant pour un jeu aussi épuré.

L’absence de vraies courses et d’un mode en ligne sur des pistes fixes limite son intérêt sur la durée.


Une prise en main immédiate, à peine gênée par les rappels de commandes

Vous êtes en haut d’une montagne, et votre seul objectif est de descendre. Tout le reste découle de cette idée. Les commandes de SNØ sont accessibles et faciles à comprendre, je les ai eues en main dès les premières minutes, et le jeu vous lance sur la pente presque aussitôt. Vous tournez, vous sautez, vous lancez une figure, et le jeu vous laisse faire.

Un détail m’a un peu agacé à la longue. Au début de chaque descente, le jeu affiche à nouveau le rappel des contrôles. C’est utile la première fois, et ça devient pesant à la vingtième descente, surtout dans un jeu qu’on relance justement pour enchaîner les parties sans attendre.

Studio Gauntlet assume cette sobriété. Sur la fiche Steam de SNØ, l’équipe dit avoir voulu capturer l’essence du freeride d’une manière minimaliste, en se concentrant sur des commandes fluides et des visuels élégants. Elle liste même ce que vous ne trouverez pas dans le jeu : le multijoueur en ligne, les pistes damées et les temps de chargement.


Des montagnes infinies qui changent à chaque descente

SNØ génère ses montagnes de façon procédurale. Concrètement, chaque descente vous lâche sur une pente que vous n’avez jamais vue, et vous devez vous adapter au relief, aux arbres et aux rochers en temps réel. Cette génération renouvelle vraiment les parcours, et c’est elle qui donne à SNØ son sentiment de liberté totale, puisque la montagne s’ouvre devant vous et que vous choisissez votre ligne.

Vous traversez aussi plusieurs biomes, avec leurs propres obstacles et leurs conditions météo. Et la météo compte. Un blizzard réduit nettement la visibilité et rend la progression beaucoup plus délicate, alors qu’une descente de nuit au milieu des arbres demande une vraie concentration pour éviter les troncs.

Un skieur passe entre deux monolithes de glace sous la neige nocturne de SNØ
De nuit, sous la neige, chaque biome change la façon de lire la pente. Image officielle Studio Gauntlet

C’est là que l’effet wow fonctionne le mieux. Avec ses couleurs franches et ses ciels qui changent du tout au tout d’une montagne à l’autre, SNØ arrive à surprendre avec très peu d’éléments à l’écran. Je ne m’attendais pas à ça d’un jeu aussi dépouillé.


Un score qui récompense chaque prise de risque

Le gameplay est fluide et vous pousse à enchaîner les virages, les sauts et les figures tout en évitant les obstacles. Vous marquez des points en réalisant des tricks, mais aussi en frôlant les arbres et les rochers. Ce système récompense directement la prise de risque, et je me suis surpris à passer de plus en plus près des obstacles pour faire grimper le compteur.

Attention quand même aux combos. Les points d’un enchaînement ne sont validés qu’à la fin, et une mauvaise chute juste avant peut anéantir une descente particulièrement réussie. C’est frustrant sur le moment, mais c’est aussi ce qui donne envie de recommencer tout de suite.

Sous un soleil couchant orange, un skieur de SNØ plane en parachute au-dessus des sapins
Le parachute permet de reprendre de la hauteur quand la descente tourne mal. Image officielle Studio Gauntlet

Le jeu ajoute aussi un parachute. Quand la situation devient compliquée, vous pouvez le déployer pour planer au-dessus de la neige, ce qui ouvre une vraie possibilité de plus pendant les descentes, pour franchir une zone piégeuse ou rallonger un saut.


Des modes de jeu agréables mais proches les uns des autres

SNØ propose Infinite Run, où il faut aller le plus loin possible, Score Dash, où vous accumulez un maximum de points sur une distance donnée, et Zen, pour skier sans aucune pression. Ce dernier est parfait pour une session du soir, manette en main et cerveau au repos. Les modes sont sympas, mais ils restent assez similaires dans ce qu’ils vous demandent.

Les classements en ligne de SNØ relancent l’intérêt. Voir son score à côté de ceux des autres joueurs m’a donné envie de reprendre la même montagne pour grappiller quelques points. Le jeu permet d’ailleurs de rejouer une montagne et de la sauvegarder, pour travailler ses trajectoires sur un terrain connu.

Je regrette en revanche deux absences. Il manque un vrai système de course, et il manque surtout un mode en ligne interactif sur des cartes prédéfinies, où l’on pourrait se mesurer directement aux autres sur la même piste. Les classements font le travail à distance, mais un affrontement plus direct aurait donné à SNØ une durée de vie bien plus longue.


Des cosmétiques à gagner en attrapant des lapins cachés

Vous avez le choix entre trois styles de glisse : les skis classiques, le snowboard et le sit-ski. Le sit-ski est une alternative appréciable, même si je n’ai pas remarqué de différence majeure de maniabilité avec les skis.

Les éléments cosmétiques se débloquent en relevant certains défis. Le plus amusant consiste à repérer et attraper de petits lapins cachés sur les parcours, une bonne excuse pour sortir de sa trajectoire idéale et fouiller un peu la montagne.


SNØ, un jeu de ski presque parfait pour se détendre le soir

Je retiens un jeu de ski arcade agréable, épuré et sans contenu superflu, idéal pour des sessions rapides. Le jeu fait peu de choses, mais il les fait très bien, avec une glisse fluide et des paysages qui en mettent plein les yeux. Sa simplicité risque toutefois de limiter son intérêt sur la durée, surtout si vous cherchez de la compétition directe.

Sur l’eShop de la Switch 2, SNØ coûte 12,06 €, et 9,64 € jusqu’au 11 novembre grâce à la remise de lancement de 20 % annoncée par Studio Gauntlet lors de la sortie consoles. Pour un jeu chill à relancer le soir, c’est une excellente surprise.

Verdict Hitbox pour SNØ: Ultimate Freeriding : Excellent

Ce qu’on aimeCe qu’on aime beaucoup moins
Un effet visuel saisissant, de jour comme de nuitLes rappels de commandes au début de chaque descente
Une liberté totale sur des montagnes générées à l’infiniDes modes de jeu assez proches les uns des autres
Une prise en main immédiate et une glisse fluideAucun vrai système de course
Un score qui récompense la prise de risqueAucun mode en ligne interactif sur des cartes prédéfinies
Ce qui peut vous le faire acheterUn jeu chill parfait pour une descente avant d’aller dormirCe qui peut vous dégoûterUne simplicité qui risque de lasser sur la durée

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