Deadpact, le jeu d’horreur où chaque blessure reste

Deadpact vous envoie dans le noir avec une seule promesse : la liberté, si vous en revenez. Ce jeu d’horreur et d’énigmes du petit studio Low Health Games vous met dans la peau d’un condamné à mort, envoyé sous terre pour une dernière chance. Sa démo, disponible gratuitement sur Steam depuis le 4 septembre, couvre tout le premier acte, soit environ un tiers du jeu complet. Les premiers joueurs l’accueillent très bien, même si l’échantillon reste petit. Et le jeu a une particularité qui marque : vos blessures ne guérissent pas toutes seules.

L’essentiel

Deadpact est un jeu d’horreur et d’énigmes solo, développé et édité par Low Health Games.

Sa démo Steam propose le premier acte complet, environ un tiers du jeu, avec une traduction française.

La démo compte 26 avis positifs sur 27 sur Steam au 3 octobre.


Deadpact, un condamné à mort envoyé dans les ténèbres

Le point de départ de Deadpact tient en une phrase sur sa fiche Steam : condamné à mort, vous êtes envoyé dans l’obscurité pour une dernière chance de retrouver la liberté. Le site japonais Game*Spark, qui présentait le jeu dès son annonce le 23 juin dans un article du rédacteur RIKUSYO, le décrivait comme un mélange de survie, d’horreur, d’énigmes et d’exploration guidée par une histoire.

Entre deux descentes, une taverne éclairée à la bougie sert de refuge. Vous y achetez d’étranges breuvages qui aiguisent vos sens, vous échangez des indices et vous faites votre rapport à l’homme qui vous a envoyé en bas. Vous pouvez lui dire la vérité ou lui mentir, et le jeu garde en mémoire chacun de vos choix. Plusieurs fins sont prévues, selon ce que vous abandonnez, ce que vous gardez et les personnes à qui vous faites confiance.

Côté énigmes, Low Health Games parle de puzzles reliés entre eux, qui demandent d’explorer et de comprendre les lieux plutôt que de résoudre des épreuves isolées. La démo ajoute des interactions physiques : vous attrapez, traînez et claquez portes, coffres et objets avec vos propres mains, d’après l’annonce publiée par le studio sur Steam.

Deadpact : la taverne éclairée à la bougie, refuge entre deux descentes
La taverne, seul endroit où souffler entre deux descentes. Capture officielle Low Health Games

Des blessures qui restent et des monstres qu’on ne combat pas

Ce qui frappe dans Deadpact, c’est la manière dont il traite votre corps. La fiche Steam liste les blessures, l’infection, la faim, la fatigue et le sommeil parmi les mécaniques de survie. Les dégâts ne s’effacent pas : un membre peut être arraché, une plaie peut s’infecter et le poison peut se répandre, et chaque mal que vous portez finira par vous tuer si vous l’ignorez.

Face aux créatures, impossible de sortir les armes. Low Health Games explique que chaque monstre suit sa propre logique et qu’aucun ne peut être combattu. Certains vous traquent au bruit, d’autres peuvent vous pousser à vous blesser simplement en croisant votre regard. Pour survivre, il faut donc observer et comprendre la règle de chaque horreur avant qu’elle ne vous tue.

Attention, le jeu vise clairement un public adulte. Sa fiche Steam prévient d’une violence intense et fréquente, de mutilations, d’images d’horreur corporelle et de scènes où le personnage peut être forcé à se faire du mal lors de certaines rencontres. Si ce type de contenu vous met mal à l’aise, la démo permet justement de juger avant d’aller plus loin.

Deadpact : une créature difforme surgit dans l'obscurité
Chaque créature obéit à sa propre règle, et aucune ne se combat. Capture officielle Low Health Games

Une démo généreuse et des premiers avis très positifs

La démo de Deadpact couvre l’acte 1 du début à la fin, de la taverne jusqu’aux profondeurs de Ravenmoor. Elle se joue entièrement à la manette et propose huit langues, dont le français, d’après l’annonce du studio du 26 août. Au 3 octobre, elle affiche 26 évaluations positives sur 27 sur Steam. Le chiffre reste modeste, mais il montre que ceux qui l’ont lancée en sont plutôt ressortis convaincus.

La presse spécialisée commence aussi à s’y intéresser. Sur le site Alpha Beta Gamer, KJ Robertson parlait le 30 septembre d’un jeu tendu et plein d’atmosphère, dans lequel on meurt beaucoup. Côté attente, le jeu complet occupait ce 3 octobre la 4 273e place du classement des jeux non sortis les plus ajoutés en wishlist sur Steam, d’après le classement de Valve.

Aucune date de sortie n’est encore annoncée, la fiche indique seulement « bientôt disponible » sur PC. Deadpact rejoint ces projets indés qui misent sur une ambiance très marquée, comme Whispers in the Fog, le jeu d’horreur conçu par un seul homme, ou dans un tout autre genre Gunmetal Gothic, dont la démo séduit elle aussi sur Steam. Si l’horreur exigeante vous attire, la démo de Deadpact sur Steam se télécharge gratuitement.


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