Test Cop Bastard : le FPS rétro façon VHS qui s’essouffle

Cop Bastard sort ce 29 octobre sur Steam, d’après l’annonce publiée par son développeur, targim., avec Retrovibe à l’édition. Ce FPS rétro se déroule au Japon au début des années 90 et puise son ambiance dans les films d’action hongkongais et les shooters PC de la fin de la décennie. Vous y incarnez un policier particulièrement brutal, décidé à nettoyer un bâtiment rempli de criminels. J’ai découvert Cop Bastard par sa démo avant de passer sur la version finale, sur PC. Il m’a séduit par sa direction artistique façon VHS et par des armes qui tapent fort. En revanche, les combats manquent de profondeur, et la formule finit par s’essouffler.

L’essentiel

Cop Bastard mise sur une formule très directe : vous entrez dans une pièce, vous éliminez tout le monde, vous ramassez les munitions et vous passez à la suivante.

Sa direction artistique, entre image VHS granuleuse et polygones d’époque, est son plus gros point fort.

Des combats sans vraie profondeur, une jauge de rage décevante et une vision du Japon peu crédible limitent son intérêt.


Un flic brutal lâché dans un immeuble rempli de yakuzas

Le point de départ tient en une phrase : un policier à bout décide de massacrer les criminels présents dans un bâtiment. Dans l’annonce de la date de sortie publiée sur Steam, le développeur promet des fusillades dans les boîtes de nuit, les ruelles, les immeubles et les entrepôts d’Osaka, et il cite l’influence des vieux polars policiers et des FPS PC de la fin des années 90.

La boucle de jeu suit cette idée sans détour. J’entre dans une pièce, j’élimine les ennemis, je récupère des munitions et je passe à la suivante. C’est nerveux et sans complication, et le jeu privilégie clairement l’action immédiate à la réflexion.

Hitbox suivait déjà le projet depuis l’annonce de sa sortie, comme le racontait notre article sur Cop Bastard, le FPS rétro contre les yakuzas. Sur la fiche Steam de Cop Bastard, le jeu résume lui-même son programme : des couloirs, des ennemis, et la possibilité de leur cracher au visage.


Quatre armes qui tapent fort, mais des combats sans profondeur

Votre arsenal compte quatre armes principales : un pistolet, un fusil à pompe, un Uzi et un revolver puissant. Elles sont suffisamment percutantes, et les sensations de tir sont vraiment satisfaisantes. Vider un chargeur dans une pièce a quelque chose de jouissif, surtout avec les effets qui accompagnent chaque rafale.

Le policier de Cop Bastard ouvre le feu au fusil à pompe dans un couloir enfumé
Pistolet, fusil à pompe, Uzi et revolver : l’arsenal reste court, mais chaque arme a du répondant. Image officielle targim.

Le problème, c’est ce qu’il y a autour. Il n’y a pas de vrai système tactique à maîtriser, et les compétences sont absentes elles aussi. Cela limite nettement la variété des affrontements, qui finissent par se ressembler d’une pièce à l’autre.

Cop Bastard ajoute une jauge de rage, qui se remplit pendant les combats. Sur le papier, l’idée est bonne. Une fois activée, elle se révèle décevante : elle rend un peu de santé et fait cracher votre policier sur les ennemis, sans effet réel. J’aurais aimé qu’elle change vraiment le rythme des combats.


Une image VHS granuleuse qui donne au jeu toute sa personnalité

C’est là que Cop Bastard m’a le plus séduit. Sa direction artistique mélange une image analogique granuleuse façon VHS et des graphismes polygonaux qui rappellent les FPS de l’époque. Le résultat a une vraie identité, assez rare dans la vague des shooters rétro.

Les environnements sont particulièrement réussis. Bureaux, couloirs et objets destructibles réagissent aux tirs, et le jeu force volontairement le trait sur ses effets visuels. Les flashs de tir sont surexposés, et la poussière se soulève dès que vous videz votre chargeur.

Dans Cop Bastard, une rafale d'Uzi fait voler des débris dans un entrepôt enfumé
Murs, mobilier et objets du décor réagissent à chaque rafale. Image officielle targim.

Le jeu cultive aussi un côté étrange. Les animations sont volontairement bizarres, les visages restent figés, et les doublages font parfois penser à de vieux films mal synchronisés. Cette identité décalée a son charme, mais il est parfois difficile de distinguer les bizarreries voulues des imperfections techniques.


Une démo retravaillée pendant un an avant la sortie

Cop Bastard ne sort pas de nulle part. Sa démo jouable a reçu une grosse refonte en novembre 2025, avec un court tutoriel pour entrer plus vite dans l’action, d’après les annonces Steam du développeur. En juin 2026, targim. expliquait avoir ajouté de nouvelles armes et de nouveaux types d’ennemis, en assurant que la version finale serait nettement meilleure que la démo de l’époque.

Une nouvelle démo a ensuite été préparée pour le Boomstock 2026, en septembre. Le correctif suivant a ajouté une option pour désactiver le balancement de la caméra pendant la marche, un réglage utile si ce genre d’effet vous donne mal au cœur. Côté langues, la fiche Steam annonce des voix en anglais et des textes en français.


Un Japon de cinéma qui manque d’authenticité

Cop Bastard se déroule au Japon, et c’est justement sur ce point que l’ambiance m’a le moins convaincu. La représentation du pays manque parfois d’authenticité, entre des armes très américaines, des accents caricaturaux et des références cinématographiques confuses.

Le jeu mêle des influences hongkongaises et un décor japonais, et le mélange trouve rarement son équilibre. Pour un titre qui mise autant sur son ambiance, c’est dommage.


Cop Bastard, un défouloir rétro à l’identité forte

Au final, je reste intrigué par ce mélange de violence, d’humour absurde et d’esthétique rétro. Cop Bastard a une vraie personnalité visuelle et des armes qui procurent de bonnes sensations, ce qui suffit à passer un bon moment pendant quelques sessions.

La formule finit toutefois par s’essouffler, faute de profondeur dans les combats et de mécaniques pour renouveler l’action. Si vous cherchez un FPS rétro court et sans prise de tête, porté par une ambiance VHS très marquée, il mérite un coup d’œil.

Verdict Hitbox pour Cop Bastard : Bon

Ce qu’on aimeCe qu’on aime beaucoup moins
Une direction artistique VHS et polygonale très réussieDes combats qui manquent de profondeur
Des armes percutantes et de bonnes sensations de tirAucun vrai système tactique ni compétence à maîtriser
Des environnements destructibles qui réagissent aux tirsUne jauge de rage décevante
Une formule directe et nerveuseUn Japon de cinéma qui manque d’authenticité
Un humour absurde et une identité décaléeDes bizarreries difficiles à distinguer des défauts techniques
Ce qui peut vous le faire acheterUn défouloir rétro à l’ambiance VHS uniqueCe qui peut vous dégoûterUne formule qui s’essouffle vite

Pour savoir ce qui arrive dans les semaines qui viennent, le calendrier des sorties de Hitbox liste chaque date avec sa source officielle.